No Elvis, Beatles or Rolling Stones in 1977 !

» Catégorie : Medisons ensemble.


Celle qui luttait (ouais, ouais).

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La fac ça pourrait être bien s’il n’y avait pas les gens qui l’accompagnent. C’est pas que je suis mysanthrope, loin de là, j’ai toujours beaucoup aimé Twister, mon lapin. Non, je ne suis même pas associable. C’est plutôt que je trouve les gens ennuyeux et/ou suffisants. Et bien sûr, je suis obligé de me coltiner ça tout les jours (sauf le mercredi et aujourd’hui parce que j’ai décidé de faire grève d’art médiéval). Avant, quand j’étais encore jeune et accessoirement au lycée, je me disais que ça devait être trop cool d’être à la fac parce que c’est tellement grand et y’a tellement de monde que tu passes inaperçue même si t’es bizarre niveau vestimentaire et/ou niveau facial. Et puis ça va être tip-top ce grand melting pot où personne ne se ressemble. Mais quelle utopique fus-je ! Dès ma 1ère journée, mes joies gonflées d’espoir se sont effondrées. Mais pourquoi est-ce que tout le monde porte des sarouels ? Et pourquoi ils superposent tous un tas de fringues de mille et une couleurs qui vont pas ensemble ? Et pourquoi ils ont tous des dreads, des tresses ou des foulards dans les cheveux ? Et pourquoi ils marchent et parlent doucement ? Et surtout, pourquoi, POURQUOI est-ce qu’ils me regardent tous des pieds à la tête ?? Ah oui, je n’ai pas le look hippy-babos-trop-cool-woodstock-vive-Tryo.

Alors au final, ce n’est pas le style qui me dérange, chacun peut rester bloqué en 1960 si ça lui plaît (moi je suis bien resté en 1977). Non, ce qui me déplaît, ce sont ces regards, ces remarques dans le dos, ces chuchote ments qu and tu passes parce que tu ne fais pas parti de leur clan. Tu portes du léopard et un Perf’, tu t’rends compte ?!

Tout ça s’accompagne bien sûr de quelques douces contestations à propos de la Crise (avec un grand C, comme celle de 1929), du pouvoir d’achat pour les d’jeuns, des emplois précaires pour les d’jeuns, des droits des d’jeuns, des partis politiques qui n’écoutent pas les d’jeuns… Oui, tout, tout, tout va mal pour les d’jeuns. Et c’est vrai qu’en posant quelques affiches pour FO et une autre critiquant mollement Sarkozy, on va arriver à s’en sortir de cette Crise et de ce méchant capitalisme. Ca me fait rire de penser à ces révolutionnaires à deux francs qui dans quelques années seront bien installés avec femme et enfant, chien et chat et voteront PS « parce que eux au moins, ils font bouger les choses » tout en oubliant la fougue de leur jeunesse et le nez rouge qu’ils avaient tous taggué sur la fresque de Che Guevara à l’UFR d’histoire de l’art. L’habit ne fait pas le moine, dirait un chanoine ou un curé…

Alors vous voyez, au final, c’est pas les gens que je déteste. Non, c’est cette partie de la population qui se croit marginale mais très sociale, très solidaire et surtout très ouverte d’esprit. Elle ne fait que le croire parce qu’elle ne l’est pas. Alors, bien sûr, je fais dans la généralité et mes descriptions frôlent parfois (parfois seulement) l’exagération. Mais il ne faut pas oublier que je viens du Sud donc on me pardonnera. Et puis comme disait Didier Super : « Y’en a des bieeeens ! » : ma famille, mon amoureux, mes amis et mes lecteurs.

Edit après une bonne douche : Et encore que je ne vous ai pas parlé des étudiants qui se prennent trop au sérieux et qui font des commentaires de vase grec pendant 3h comme si quelqu’un en avait quelque chose à foutre (message privé pour la fille qui m’a fait ça la semaine dernière : je te hais), ceux qui s’asseoient partout par terre pour réviser leurs cours, ceux qui refont le monde autour de la machine à café toujours en panne, ceux qui t’accostent pour des publicités trop relous (du genre salle de gym… Qui aurait envie de se taper 2h de step après 3h d’art antique ?), ceux qui se penchent au-dessus de toi en amphi parce qu’ils n’ont pas entendu ce que la prof a dit, ceux qui… et encore ceux qui…

Photo : Generation.X par moi-même.
Chanson du jour : In the army now – Status Quo

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